– « Queuwa ?! » J’en entend déjà se pâmer d’effroi.

– « Mais si ! L’argent c’est important ! Je ne travaille pas gratuitement moi !!! »

Evidemment que tout travaille mérite salaire et qu’il n’est pas question ici de remettre en question le fait d’avoir une rétribution en monnaie sonnante et trébuchante pour un travail réalisé.

Il est plus question des démystifier le fait que le salaire, ou tout forme de rétribution financière, est une motivation suffisante à elle seule pour intéresser les collaborateurs.

Le juste salaire

Notre relation au « salaire » est un phénomène étrange.

Il est indispensable. Personne n’accepterait un travail sans salaire. Je parle bien d’un travail régulier et non pas de tâches ou d’actions ponctuelles pour lesquelles il arrive de considérer le « salaire » comme secondaire au regard d’autres facteurs.

Il est rarement suffisant. Nous voulons toujours plus. Le salaire est ici entendu comme rétribution monétaire. Que la justification soit valable ou nous, l’argent est une des nécessité de nos sociétés modernes donc…

Une augmentation de salaire ou une prime sera sans aucun doute une satisfaction sur une courte période de temps. Est-ce que cela sera pour autant une motivation au long terme ? Non. Plusieurs semaines/mois après votre augmentation, est-ce que ce sera cela qui vous fera aidera à avancer ?

Carottes et bâton

Carotte et bâton

On en revient au principe de la carotte et du bâton.

La carotte et le bâton n’est « efficace » que si la carotte est suffisamment importante et/ou la punition suffisamment sévère.

Mais pour gagner la carotte, l’employé fera un effort le temps de la compétition pour celle-ci et sa motivation retombera dés qu’elle sera terminée. Nous sommes alors sur une motivation feinte. Ce que l’on souhaite, c’est un niveau de motivation constant. Donc sur le long terme cela ne fonctionne pas.

De même, pour le bâton, l’employé fera en sorte d’en faire le minimum afin ne pas être « attrapé par la patrouille ». L’effet pervers de ceci est de brider, si ce n’est de tuer l’esprit d’initiative, d’innovation et tout ce qui, potentiellement, nécessite l’expérimentation et donc un droit à l’échec.

Certes, carottes et bâtons peuvent fonctionner, mais sur des très courtes périodes de temps et dans des situations de crises. Cela ne fonctionne jamais de manière constante sur le long terme ou alors vous risquez de voir une multiplication des burn-out, des départs et/ou une baisse drastique de la qualité fournie.

La motivation intrinsèque

Moving motivators

Comprendre ce qui pousse le matin, vos collaborateurs à se lever du lit avec la banane, est la clé du succès d’un management efficace.

Il est loin le temps où la majorité des emplois étaient industriels. Les usines à la Henry Ford caricaturées dans le film « Les temps modernes » de C. Chaplin ne sont plus une image parfaite de notre société. Les métiers de services et l’orientation ouvertement technologique de la société moderne a transformé beaucoup d’emplois. Aujourd’hui, le niveau de connaissances et donc de diplômes pour certains postes a augmenté. De même, si avant la créativité (au sens large) était réservée à un petit groupe d’individus, on en retrouve aujourd’hui de bonne doses réparties dans une multitude d’emplois.

Les employés ne sont pas des pièces interchangeables sans âmes et isolés. Ce sont des individus avec une motivation propre faisant parti d’un système collaboratif (une organisation) ayant son propre but.

Partant de ce constat, il faut être capable de comprendre leurs motivations avant même leurs compétences.

Il existe des techniques simples pour cela telle que les Moving Motivators du Management 3.0.

Faire en sorte que le collaborateur trouve du sens à ce qu’il fait et que ces motivations les plus importantes soient assouvies, sont parmi les choses les plus importantes pour qu’il s’inscrive dans la longueur et la qualité auprès de son entreprise. Il y en a d’autres, mais une fois encore sur le long terme l’argent, à lui seul, n’est pas suffisant.

Conclusion

Oui, il faut payer ses collaborateurs de manière simplement juste et sur cela, magnifier leurs motivations les plus importantes. Sans ce dernier élément, la motivation général s’étiolera et l’argent ne sera pas capable d’enrayer un désamour menant à bien des conclusions inintéressantes pour l’entreprise comme pour le collaborateur.

Allez … A+

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